Autisme France Association reconnue d'utilité publique
 
 
 
 
 
 

Editorial de la revue

Éditorial revue 68

 

Notre congrès du 3 décembre 2016 a été une belle réussite.

 

Nous en avons tiré de nombreux enseignements.

 

- L’inacceptable retard de la France en matière d’études épidémiologiques : partout dans le monde, le taux de prévalence est entre 1 et 1,5 % et 0, 36 en France. Nos tutelles peuvent-elles nous expliquer comment la France est à la traîne du monde entier ? Combien de temps allons-nous encore supporter que les services de l’Etat refusent de faire leur travail : le premier est de faire respecter le droit au diagnostic, et de former des psychologues et des médecins pour le faire.

 

- L’intérêt du détour par le Québec : en France, on n’aide pas les familles, on les stigmatise, on les punit, après les avoir laissées à l’abandon sans diagnostic, sans interventions éducatives, sans soutien à la famille si elle en a besoin, et au bout, pour plusieurs centaines, l’information préoccupante ou le signalement à l’Aide Sociale à l’Enfance : la mesure 38 du plan n’a toujours pas vu le jour. Au Québec, on propose des services d’aide à domicile, de droit (qu’on ne va pas négocier à la MDPH), et Laurence Stezewski nous a expliqué comment fonctionnait à Montréal un service d’urgence pour les familles 24h sur 24. Pourquoi est-il impossible d’ouvrir de tels services en France ? Avec les 9 milliards donnés aux ASE, dont certaines accueillent des enfants autistes, parfois volés à leurs mères, ne peut-on pas aider massivement les familles avec un ou des enfants autistes ?

 

- L’investissement de nombreux professionnels en France : dans le diagnostic et l’intervention précoces, dans le soutien pédagogique adapté en classe, dans le repérage des troubles somatiques des personnes autistes, dans l’adaptation du travail et du logement….Les initiatives existent, elles demandent juste à être relayées par l’argent public, car les financements doivent être pérennisés, et généralisées partout, car il ne sert à rien de faire rêver les familles à des services qui ne pourront pas exister sur leurs territoires.

 

En ces temps de fêtes, nous pensons à toutes les familles dans la peine : celles qui n’ont pas assez d’aide, celles qui sont fatiguées, celles qui ne trouvent pas de services adaptés, celles qui doivent exiler leur enfant en Belgique.

 

Encore et toujours, nos pensées vont à Rachel, privée de ses enfants depuis 18 mois, privée d’eux pour le deuxième Noël consécutif, à la suite d’une erreur judiciaire scandaleuse, et de l’acharnement de travailleurs sociaux.

 

A tous, une bonne année 2017, et comme vous le savez, nous ne lâchons rien.

 

Danièle Langloys et le Conseil d’Administration

 

 

 
Dernière modification : 22/12/2016

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