Autisme France Association reconnue d'utilité publique
 
 
 
 
 
 

Editorial de la revue

Éditorial revue 74

 

Est enfin sortie en deux temps, la stratégie autisme au sein des troubles du neuro-développement.

Ce titre inattendu recouvre une vraie déception : nous n’avons pas eu de plan autisme 4 comme cela nous avait été annoncé. Le contenu est lui aussi largement décevant et montre à quel point la présidente du Copil du plan prévu a fait le choix de ne pas écouter les associations de familles.

 

Rappelons nos demandes, partagées avec toutes les associations nationales : faire le point des mesures du plan 3 (certification autisme, audit des formations en travail social, DPC autisme, inspection des hôpitaux de jour, etc…), résorber les monstrueuses listes d’attente dans les établissements et services, refondre les formations initiales des professions dont nous avons besoin (psychiatres, pédiatres, psychologues, travailleurs sociaux), contrôle de la qualité de services sanitaires et médico-sociaux, attention particulière portée aux adultes, soutien massif apporté aux familles, et plan global de diagnostic de l’immense majorité des personnes autistes qui ne sont toujours pas repérées.

 

La stratégie proposée manque vraiment d’ambition. 100 millions d’euros vont être affectés au repérage non pas des troubles du spectre de l’autisme, mais de l’ensemble des troubles neuro-développementaux (alors que les équipes pour faire un tel travail n’existent à peu près pas) : ce travail ne saurait être efficace avant 2021, puisqu’il va utiliser un article de la loi FLSS qui nécessite une dérogation. Les adultes autres que de bon niveau cognitif et social sont totalement oubliés dans ce pseudo-plan. Les familles sont réduites à la portion congrue : 6 millions d’euros sur 5 ans, pour ouvrir une plate-forme de répit, alors que n’existeront toujours pas, services d’aide à domicile, guidance parentale, baluchonnage, pourtant indispensables. Aucune volonté affirmée de rendre les recommandations de bonnes pratiques opposables ; les formations initiales ne font pas l’objet d’une action volontariste, et aucune volonté non plus de contrôler la qualité des services : l’obligation de participer à des réunions sur les bonnes pratiques, ne saurait remplacer ce contrôle que même la Cour des Comptes appelait implicitement de ses vœux. Le seul point vraiment positif est la création de 180 UEMA supplémentaires et de 45 Unités à l’école élémentaire.

 

C’est dans ce climat peu positif que nous allons devoir continuer à mener nos combats, avec l’aide des professionnels qui nous ont toujours soutenus. Ce sera le thème de notre congrès du 17 novembre 2018, à Nice. Nous vous y attendons nombreux.

 

Danièle Langloys et le Conseil d’Administration

 

 

 
Dernière modification : 01/06/2018

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